C'est la fin !
  

C'est la fin !

Colombo, Sri Lanka le 21/02/2015

 

Au réveil nous nous rendons à la bus station afin de se rendre à Denyaya puis de prendre un autre bus pour Sinharaja et enfin emprunter un tuktuk pour les derniers kilomètres.

Ici encore, le trajet de 3h se transforme en 4h30 et lorsque nous arrivons à la réserve, nous n'avons d'autres choix que de payer un guide... qui ne parle pas anglais mais qui a première vue est chauffeur de tuktuk et non guide.

La chance que l'on a c'est que sur le chemin nous rattrapons un groupe de belge accompagné d'un guide officiel. Celui-ci nous permet de voir quelques caméléons, lézards, un pigeon vert et surtout une vipère verte !

Après une halte au centre de conservation afin de faire notre pause ravitaillement nous pouvons apercevoir quelques singes, peu visible normalement et Aurélia à le privilège de voir un écureuil volant.

Nous continuons notre marche afin d'arriver à la cascade et de pouvoir s'y baigner, hélas nous n'avons pas pris les maillots de bain... Au moment de traverser la rivière, nous ôtons nos chaussures et là, c'est une mauvaise surprise pour moi, une sangsue était accroché à ma jambe, lorsque j'enlève ma guêtre elle se détache toute seule, heureusement, un coup de Biseptine et on continue. Nous voilà à la cascade, notre guide nous propose de nous baigner mais nous déclinons par contre lui ne se fait pas prier et va faire un tour dans l'eau afin de se refroidir pour la marche du retour.

Lorsqu'on repart, idem, on enlève les chaussures, passe la rivière, mais là aussi surprise une sangsue mais cette fois accroché au sang qui était sur ma guêtre, je décide donc de les enlever pour éviter tout autre problème. On repart, nous apercevons quelques beaux spécimens d’araignées, de nouveaux caméléons et autres lézards endémiques à cette forêt primaire, qui jadis recouvrait 70% du Sri Lanka et aujourd'hui ne couvre que 20% du territoire...

Il est 15h, la ballade touche à sa fin, il est maintenant temps de retourner au village prendre le bus. Un peu de tuktuk sur une piste impraticable, puis à notre plus grande surprise, le bus ne passe que dans 1h, il nous faudra attendre car les prix proposés par les tuktuk sont à tomber à la renverse. Cela nous laisse le temps, non pas de nous balader, car le centre du village est plus petit que la place du marché de Paul Santy (c'est dire) mais pour apprécier un jus de coco (pas pour moi, bien évidemment) et pour chiner quelques pièces commémoratives dans la caisse de l'un des commerçants.

Le bus arrive, je rectifie, le mini bus arrive, et c'est reparti pour la descente de la mort, une route qui fait une voie en France, ici le bus passe et lorsque quelqu'un arrive d'en face ils se croisent comme si on était sur une 2 fois 4 voies ! La conduite au Sri Lanka, il faut en parler, car ça a le mérite d'être folklorique. On roule à gauche (reste des Britanniques), la priorité est au plus gros et l'usage du klaxon est infernal, ceci dit, leur utilisation est pour prévenir les véhicules ou piétons ou bien pour remercier, mais ça en devient une cacophonie monstre en ville. De plus, le but je pense est d'arriver le plus vite possible, nous n'avons jamais vu d'accident, car je pense qu'ils savent ce qu'ils font, mais il faut avoir le cœur solide et ne pas regarder comment ils s'y prennent pour être rassuré. Bref, nous redescendons sur une autre ville dans laquelle nous devons faire un changement de bus pour essayer de rejoindre Matara, hélas il est trop tard, il faudra donc reprendre un autre bus dans une nouvelle ville pour enfin rejoindre notre destination. On se pose quelques instants pour se remettre de toutes ces heures bus puis nous allons manger à notre petite gargotte à 2 pas d'ici. Un devilled chicken (no spicy) pour Adrien, puis pour change,r Aurélia et moi optons pour vegetable fried rice et egg noodles. A notre retour, avant d'aller nous coucher je vois une araignée de la taille d'une paume de main sur le mur, par chance jusqu'ici on avait été épargné mis à part la blatte du pic Adam et de la première nuit à Anuradhapura. On appelle donc un des employés car personne n'ose la tuer. Il l'attrape et la met dehors, mais hélas nous ne sommes pas à l'abri car l'aération se fait avec des barreaux donnant sur l'extérieur... On se met vite sous nos moustiquaires et extinction des feux.


Au réveil, une belle surprise, l'araignée est de retour, cette fois au plafond ! Ni Adrien ni moi ne souhaitons faire quelque chose, Aurélia essaye de la faire bouger quand elle saute sur la moustiquaire. Aurélia m'envoie une chaussure et prend la sienne, on va l'écraser de chaque côté, aucun échappatoire possible, c'est fait, on lui avait laissé une chance, elle ne la pas saisie, la deuxième fois c'est la sanction.

Pour cette journée, le programme est très allégée, c'est-à-dire une matinée plage, un repas à notre gargote puis un début d'après-midi plage afin d'en profiter une dernière fois.

Après s'être bien dépensés dans l'eau nous plions bagage et nous rendons un peu plus loin sur la côte, c'est-à-dire à Galle.

En chemin nous faisons une petit halte à Ahangama pour y voir des pêcheurs perchés sur des piquets de bois autrement appelés stilt fishermen. Juste le temps de boire une coconut et d'en voir un attraper la photo et nous repartons. L'endroit étant devenu plus touristique qu'autre chose, avec des pêcheurs qui réclament des roupies pour faire une photo et pose dans 2 minutes à chaque prise pour les photographes.

Nous remontons dans le bus en vue de nous diriger vers Colombo. Un chauffeur toujours aussi chauffard et avec de l'avance nous arrivons à Colombo, énorme ville (pour le pays), du bruit, de la pollution, bref une ville charmante. Nous sortons à l'une des 3 bus station. Le plus dur reste à faire, c'est-à-dire trouver un logement, une personne nous indique un premier endroit, on monte, ça sans le coupe gorge, le quartier est en pleine activité de chargement/déchargement, lorsque l'on monte on nous indique gentiment que ce n'est pas fait pour nous mais réservé aux locaux. Pas de souci, on va voir ailleurs. Le deuxième est un hôtel, un vrai, mais les prix nous glacent puisqu'il nous demande 70$US, merci au revoir. On regarde donc sur le routard quelques adresses qui restent suffisamment élevées ou excentrées. On prend donc un tuktuk (le 3ème, car les 2 premiers on refusés de faire la course) en direction du Nippon Hotel, pas de chance lorsque l'on arrive devant il est fermé, le tuktuk essaye de nous trouver une chambre mais hélas il nous amène dans des hôtels, des vrais, type Hilton ou presque, on décide d'en arrêter là car il n'a pas bien compris notre requête. Finalement, nous trouvons à une rue d'ici un petit immeuble avec chambre, hélas le prix est 3 fois plus élevé que notre budget défini mais hélas nous n'avons plus d'autres solutions et il faut donc accepter.

Le temps de poser les affaires qu'il faut aller faire quelques courses puis essayer de manger une dernière fois local, rotee pour moi, kottu rotee pour Aurélia et Adrien.


Dernier jour au Sri Lanka, la journée va être consacrée aux derniers achats puis la visite de Negombo, petite ville proche de la mer, avec ses pêcheurs qui viennent faire sécher le poisson sur la plage et le vendre directement au consommateur.

Puis après cette dernière étape nous partirons en direction de l'aéroport afin de faire 18h55 de voyage et de retrouver notre chez nous (ou presque) on va dire chez nos parents !


Ce message est le dernier, merci à tous ceux qui ont suivis nos aventures entièrement, partiellement ou même pas du tout.

Merci à tous ceux qui ont participer de près ou de loin à ce voyage et qui nous ont accompagnés tout au long de notre aventure.

Je précise que la fin de ce voyage, ne signifie pas la fin des voyages, car effectivement, le Sri Lanka ne fait qu'ajouter une ligne à l'histoire, et l'histoire pour le moment n'a pas de fin...

Rendez-vous au mois d’août pour de nouvelles aventures du côté des Açores si tout se passe bien.

A tout bientôt

 

 

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